Etape 1 La chapelle Saint-Joseph

Cette chapelle date du XVe siècle.

Elle est la dernière construite par les Bénédictins de Saint-Chef, qui maîtrisent alors parfaitement l’art de construire gothique.

Comme le reste de l’église, elle a été redécorée en 1866.

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L’arche d’entrée est fermée par une grille en fonte vernie surmontée d’une lisse en noyer, comme l’était la table de communion du chœur, aujourd’hui démontée

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Les inscriptions sur les parties basses des piliers d’entrée nous rappellent que la chapelle est dédiée à saint Joseph

Elles sont surmontées par des maximes latines. Pour le pilier gauche, elle signifie littéralement:
« Joseph, que les colonnes du ciel te célèbrent », et sur le pilier droit « que le cœur du Christ résonne avec toi »

Pénétrons dans la chapelle pour découvrir l’autel en marbre de Carrare supportant la statue de Saint-Joseph.

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Sa base est ornée d’un bas-relief représentant la Sainte Famille: la Vierge œuvrant avec une quenouille, saint Joseph travaillant avec ses outils de charpentier, aidé par son fils Jésus monté sur un tabouret.

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La porte du tabernacle porte le sigle « AM », monogramme de la Vierge entrelacé des mots « mater dei » : mère de Dieu

La chapelle était éclairée par des chandeliers finement travaillés, de cette même époque.

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L’autel est surmonté d’une statue de saint Joseph en bois polychrome du XIXe siècle dont vous pouvez apprécier la finesse du drapé et des motifs. Le fond de la scène est constitué d’une alliance de décors en trompe-l’œil et de hauts reliefs parfaitement harmonisés, montrant le savoir-faire des artistes à l’époque de la rénovation de l’église en 1866

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 Sur votre droite, des ex-voto, relativement rares dans cette église, remercient saint Joseph.

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A gauche du vitrail, une niche, qui abritait vraisemblablement un lavabo liturgique dans lequel le prêtre se purifiait les mains lors des offices

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Le vitrail à deux panneaux et motifs non figuratifs a été fabriqué vraisemblablement par Gubian et Roy-jeune, maîtres-verriers à Lyon en 1866.

Le détail du sommet du vitrail confirme la dévotion de la chapelle à saint Joseph

A l’opposé de l’autel un tableau en forme de médaillon représente Jésus sur le lac de Tibériade.

 

Le médaillon semble reposer sur un socle réalisé en trompe-l’œil décoré d’un blason dont nous n’avons pas retrouvé l’appartenance

La voile du bateau comporte les lettres « JHS », traduction imparfaite des initiales du Christ en grec « IHS » . Sur l’oriflamme est inscrite la devise : « non prevalebunt » signifiant littéralement : ils ou elles ne prévaudront pas. Elle se rapporte semble-t-il à la phrase de la bible, prononcée par Jésus « Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Eglise, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle». 

Au dessous, vous pouvez admirer le tableau de « la multiplication des pains ». Cette œuvre, peinte sur bois, date vraisemblablement du XVIe siècle, et pourrait, d’après sa restauratrice, avoir pour origine une école hollandaise. Le cadre, lui, date du XVIIIe siècle. Donné en 1994 par Mlle Geneviève Duret à la paroisse de Fures, ce tableau connut un parcours mouvementé pendant vingt-cinq ans, avant sa restauration en 2024.

Cette restauration a été réalisée par Catherine Gamby-Garrogos, de l’atelier Couleurs d’étoiles, et financée par la Sauvegarde de l’église Saint-Laurent-des-Prés et par l’Association culturelle et sociale de la paroisse de Fures. Depuis cette date elle est exposée dans la chapelle Saint-Joseph de l’église Saint-Laurent-des-Prés.

Elle illustre la miracle de la multiplication des pains, dans une représentation particulièrement fidèle à l’évangile de saint Jean.

Au sol, ce tapis est sans doute le plus ancien existant encore dans l’église, puisqu’il figure déjà dans l’inventaire de 1906, établi suite à la loi de 1905 actant la séparation de l’Eglise et de l’Etat

Les panneaux du plafond, sont animés de crucifix ornés de motifs végétaux, l’ensemble sur un fond bleu étoilé que nous retrouverons tout au long de la visite.


Les arcs supports des voûtes reposent sur des culots à l’origine sculptés en pierre. Leur style varie en fonction des époques de construction des différentes parties de l’église ; certains d’entre eux ont été endommagés ou détruits pendant les guerres de religion ou la Révolution. Ils ont été réparés, voire remplacés par des culots en ciment moulé, en 1866.

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