Etape 4 La chapelle des fonts baptismaux

Cette chapelle est actuellement en travaux pour l’installation d’un espace patrimonial, qui sera ouvert au public à l’occasion des journées du patrimoine 2026. nous vous présentons ici l’état de la chapelle en janvier 2026; une mise à jour sera effectuée dès que les travaux seront suffisamment avancés. Le diaporama commenté n’est pas à ce jour opérationnel.
Vous découvrez maintenant la chapelle des fonts baptismaux, datant du XIIIe siècle. D’une largeur de 5m70 et d’une profondeur de 5m80, sa voûte a 5m95 de hauteur. Elle est construite dans un style de transition entre architecture romane et gothique, comme le montre la faible cassure des arcs et leur épaisseur assez massive. Avec la chapelle Notre-Dame-de-Pitié elle forme un espace patrimonial, où sont exposés les objets remarquables de l’église.
Découvrir l’espace patrimonial


La grille de clôture, en fonte vernie, reprend le symbole de l’agneau, entouré par des motifs de grappes de raisin. Au centre apparait le monogramme « AM » en dévotion à la Vierge.


L’arc d’entrée est orné de motifs en trompe l’œil.
Les fonts baptismaux, en pierre de Saint-Gervais, ont été retaillés en 1866. La couverture en bois a été installée vers 1870, suite à une visite pastorale de l’évêque de Grenoble qui avait souligné sa nécessité

L’autel est en plâtre, en brique et en bois, traité en faux-marbre ; Il est surmonté d’une scène représentant le baptême du Christ par Jean le Baptiste




Le fronton reprend le monogramme « AM » signifiant Ave Maria. Le médaillon est encadré par des tresses de légumes et de fruits.

Une observation attentive montre des différences de composition entre le côté gauche et le côté droit du médaillon.

Les chapiteaux des colonnes sont également très ouvragés.
La base des chandeliers qui éclairent l’autel sont ornées d’un chrisme.

On retrouve dans le vitrail le style de celui de la chapelle Saint-Joseph, fabriqué par la maison Gubian et Roy-jeune, maîtres verriers à Lyon.

Au XIXe siècle, le curé confessait les malades à domicile. A cet effet, il apportait un confessionnal portatif. Chaque église en était équipée, mais il n’en reste que fort peu aujourd’hui.


Face à l’autel, le mur est habillé par une niche en trompe l’œil, qui abrite une statue de sainte Thérèse de l’enfant Jésus.
Le confessionnal se trouve désormais dans la basse-nef ouest.

Le décor vient adoucir et affiner la rusticité de l’architecture.


Chaque panneau du plafond est orné d’un médaillon portant une devise. Ici, la mort est entourée de la sentence: « tu feras ton pain à la sueur de ton front », tandis que le panneau adjacent représente une colombe et la devise: « c’est mon fils bien aimé ».
L’arbre de la connaissance et le serpent tentateur sont illustrés de la phrase: « le serpent m’a trompé et j’ai mangé [du fruit défendu]» ; enfin une fontaine illustre la devise baptismale: « tu dois naitre à nouveau ».




Les voûtes reposent sur des culots dont la facture rustique permet de dater la chapelle de la fin du XIIIe siècle. Certains ont dû être restaurés en 1866, ayant été endommagés pendant les guerres de religion ou lors de la Révolution. Ils représentent parfois des personnages complets, d’autres uniquement un visage.

La croix entreposée dans le coin de la chapelle était primitivement installée à l’extérieur de l’église, sur un socle encore existant
