Etape 7: La nef et la basse-nef côté est


La basse-nef est éclairée par des vitraux datant de 1866, de même facture que ceux des chapelles saint-Joseph et des Fonts Baptismaux. Bien que de même style, tous les vitraux présentent des décors différents


En septembre 2023, lors des Journées du Patrimoine, Janpol, sculpteur, présentait une ébauche d’une statue du saint curé d’Ars, qui sera remise un an après à la Sauvegarde.
Le 4 août 2024, la statue est terminée, et transportée à Ars pour être bénie, lors de la messe solennelle du 4 août, fête du saint curé, par Mgr d’Ornellas, archevêque de Rennes, Dol, et Saint-Malo.
Le 10 août 2024, la statue a été remise par Janpol à la Sauvegarde. Elle est désormais à la place définie conjointement par le curé, le sculpteur et le bureau de la Sauvegarde, dans l’église Saint-Laurent-des-Prés. Cet emplacement a par ailleurs été validé par la Commission Diocésaine d’Art Sacré.


En avançant dans la basse-nef, vous trouverez un harmonium, don de madame Perret. Inauguré le 15 septembre 1866.
C’est l’œuvre de Hippolyte César Beaucourt qui l’a fabriqué en 1865. Il a été restauré grâce à notre association en 2009, par Dominique Promonet, facteur d’orgues de Rives. (cf. 22)
Un tableau surmonte la porte de la sacristie. Daté du XIXe siècle, il représente la Vierge remettant le Rosaire à sainte Catherine de Sienne et à saint Dominique. Ce tableau a été encadré et mis en valeur également par l’association « La Sauvegarde de l’église Saint-Laurent-des-Prés ».



La sacristie, fermée au public, est meublée par de grandes armoires en bois dans lesquelles étaient déposés les accessoires servant au culte et les habits sacerdotaux. Lors de la réfection du sol au milieu du XXe siècle, on a retrouvé de nombreux ossements à cet endroit.
Avançons maintenant sur notre droite dans la nef. Face à nous la chaire à prêcher, datée du XVIIe siècle. Elle était primitivement placée face à sa situation actuelle, et a été déplacée lors de l’agrandissement de 1866, afin de permettre au prêtre d’avoir tous les fidèles face à lui.
La chaire est surmontée d’une statue d’un ange en bois sculpté, tandis qu’un motif en pomme de pin vient orner sa partie inférieure.


Sur la droite, au-dessus de l’arche d’entrée de la chapelle de la Vierge, un blason dont il reste à découvrir la signification: famille noble, prélat ou autre appartenance, la question reste posée à ce jour.

Face à la chaire, un crucifix monumental, daté du XIXe siècle. Un autre crucifix existait dans l’église au-dessus des stalles. Il fut détruit pendant la Révolution.


Tout autour de la nef, nous retrouvons d’autres étapes du chemin de croix illustrant la Passion du Christ. Au-dessus du fronton de chaque panneau du chemin de croix sont figurés deux anges. On retrouve cette même scène sur l’ensemble des panneaux. Sur les côtés, des supports portaient les cierges éclairant chaque scène.

Dans l’allée centrale, plusieurs grilles permettaient le chauffage de l’église, par circulation d’air chaud.
L’air chaud était produit par une chaudière installée dans les caves de la maison paroissiale attenante. Le chauffage fut installé en 1882, grâce à Michel Perret, inventeur de cette chaudière, brevetée par ses soins. Pour aider à son financement, il abandonna la redevance de cette installation, réalisée par Bouchailler et Viallet, industriels grenoblois.
L’air chaud était amené par des conduits creusés dans le sol. De ce fait, le dallage de l’église a dû être repris et réalisé avec un béton de couleur plus sombre, soulignant l’allée centrale de l’église.




Tournons-nous maintenant vers le chœur. Sur la gauche la statue de saint Laurent, patron de l’église. Martyrisé par les romains au IIIe siècle, il fut brûlé en l’an 258. On raconte que durant son supplice, il aurait déclaré à ses bourreaux: « pouvez-vous me retourner, je suis assez cuit de ce côté ». Mais cette histoire est sans doute apocryphe.